Flexineo et le télétravail dans la Voix du Nord

23 jan Flexineo et le télétravail dans la Voix du Nord

Le travail prend ses distances avec le classique bureau

Le salarié lambda se dit parfois qu’il aurait mieux fait de dormir plus longtemps plutôt que de rester coincé dans les bouchons. Ou qu’il aurait traité plus vite ce dossier au calme chez lui plutôt que cerné par les sollicitations extérieures. Et s’il n’avait pas besoin d’aller au bureau pour travailler ? Et s’il travaillait à distance ?

Se déplacer pour travailler, c’est du temps, c’est de l’argent et c’est une empreinte écologique qui s’agrandit. L’INSEE a fait ses calculs. En 2004, dans les zones rurales, le trajet domicile-travail prenait en moyenne 28 minutes. Dans les régions plus urbanisées, 32 minutes. Et la tendance est à la hausse. Pourtant, le pourcentage de télétravailleurs (difficile à estimer) reste faible en France. L’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises avance tout de même 9 % de télétravailleurs en France, contre 20 % dans le nord de l’Europe et aux États-Unis et entre 15 et 20 % dans le reste de l’Europe.
Freins managériaux
Fanny Oliveira s’est penchée sur les nouvelles organisations du travail. Elle en a même fait son métier en créant Flexineo à Villeneuve-d’Ascq.
Pourquoi ? « Quand je travaillais à Londres, les salariés pouvaient travailler chez eux plutôt que venir au bureau. C’était informel, mais ça existait déjà en 1997. Le co-voiturage aussi. » En France, ces pratiques se construisent doucement. « On estime que 20 % des salariés de la métropole lilloise pourraient travailler à distance. » À distance, pas forcément à domicile : des lieux de travail peuvent être aménagés dans les communes. À Lille, deux espaces de co-working existent déjà.
Au-delà des outils, il faut repenser les modes d’organisation. Ça coince parfois. « Les entreprises ne connaissent pas ces dispositifs. Elles ne savent pas comment faire. Il y a aussi des freins manageriaux (quel impact ?) et des freins juridiques (comment respecter les règles ?) Les freins technologiques n’existent plus vraiment. » Contre l’immobilisme, des arguments poussent les entreprises à appuyer sur la pédale d’accélération : « Les sociétés veulent attirer les talents, limiter le turn-over, conserver les bons éléments en cas de déménagement, répondre aux attentes de la génération Y… Les raisons peuvent aussi être économiques. Ne pas venir au bureau tous les jours peut générer des gains lorsque les entreprises ne peuvent pas augmenter leurs salariés . » On reste chez soi ?

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